Vie et travail

Prénoms et traditions: On me fête le premier mai, qui suis-je?

Aujourd'hui sur mon calendrier: Fête du Travail.

À vrai dire, c'est un prénom plutôt pas très courant.

Personnellement je ne connais pas de Travail et n'en ai jamais connu.

Mais si on le fête, il doit y avoir une raison.

Alors j'ai cherché aussi sur Wikipédia:

Selon Alain Rey1, le mot travail (apparu vers 1130) est un déverbal de travailler, issu (vers 1080) du latin populaire tripaliare, signifiant « tourmenter, torturer avec le trepalium ».
Sous l'Antiquité, le terme bas latin trepalium (attesté en 582) est une déformation de tripalium, un instrument formé de trois pieux, deux verticaux et un placé en transversale, auquel on attachait les animaux pour les ferrer ou les soigner, ou les esclaves pour les punir. Cependant, si cet instrument est bien désigné par le mot travail, il se dit au pluriel des travails et non des travaux.

Autant dire que je n'ai rien trouvé.
L'origine de ce prénom doit remonter beaucoup plus loin.
Il n'a pas de féminin ( ...deux elles, euh...). Il y a d'autres prénoms qui n'ont pas de féminin comme Matthias ou Boris par exemple mais aussi des prénoms féminins qui n'ont pas de masculin, comme Vanessa, Solange ou Estelle.

Bref, revenons à Travail. Ce doit être un mythe pour qu'on le recherche à ce point. Mais pourquoi tant d'acharnement à trouver un Travail.
Il suffirait, comme les Jacques, François et autres Nicolas, de prénommer désormais des enfants Travail. Au moins, le jour de leur Fête, on festoierait enfin avec son Travail.

Mais qu'ont ils de plus à se prénommer Travail, à la fin?
Faut-il que trouver un Travail soit une obsession à ce point?

Le plus intrigant c'est que même les mecs recherchent! Si, si! Qu'une fille recherche ‟ son ” Travail, je peux le concevoir. Beau, bon, intéressant, passionnant, voire envahissant ‟ son ” Travail. Je comprends que les femmes veuillent en faire le compagnon de toute une vie avec des qualités comme ça. Même si j'ai ouï dire que certaines l'avaient quitté. Pour des raisons parfois étonnantes. Comme élever son enfant! Comment cela est-il possible? Quitter ‟ son ” Travail pour élever son enfant? Planter ‟ son ” Travail? Est-ce qu'au moins elles lui octroie un droit de visite, la reconnaissance paternelle?

Finalement, je me fais du soucis pour rien. Parce que il y en aura toujours une pour trouver ‟ son ” Travail et surtout celui de quelqu'une d'autre qui l'aura laissé tombé pour de sombres raisons. Comment comprendre tant d'acharnement à trouver ‟ son ” Travail et le laisser tomber pour élever ‟ son ” enfant?

Qu'un mec recherche un Travail, curieusement, c'est plus courant. J'aurai pas cru. Comme quoi, la nature androgyne des hommes est moins ambivalente qu'elle n'y paraît. Au point qu'un mec est prêt à garder ‟ son ” Travail toute une vie et même au-delà. Si certain mecs ont trouvé leur François, leur Jacques, leur Valéry ou leur Nicolas, ça, tout le monde l'entend bien. Mais dans le même temps chercher ‟ son ” Travail avec autant d'obsession, étrange, non? Polygamie ou bigamie?

Plus étonnant encore pour les mecs qui ont leur Anémone, leur Cécilia ou leur Bernadette! Ils recherchent quand même ‟ leur ” Travail. Mais pourquoi? Comme s'ils voulaient que  leur Anémone, leur Cécilia ou leur Bernadette dansent dans ce ménage à trois et vivre même dans leur intimité avec ‟ son ” Travail! Qu'il soit ‟  Beau, bon, intéressant, passionnant, voire envahissant ”, soit. Mais doit-il suffire pour imposer ce tiers dans une vie de couple?

Une nana à sa copine:

   - ‟ Et toi, ton Travail?
   - Perdu!
   - Ah bon, pourquoi?
   - Trop dur, tu comprends? ”

C'est un prénom très rare, qu'on le fête quand même, que tout le monde recherche ‟ son ” Travail avec tellement de détermination, que quand on l'a trouvé, ce soit si compliqué à vivre?

Au fait, j'ai fait un test, j'ai remplacé Travail par Mari. Ça marche aussi.

Immolation, management et dividendes: la quadrature des imposteurs

Un salarié de France Télécom s'immole par le feu à Mérignac.


 J'étais persuadé qu'en virant Didier Lombard et Pierre Wenes, le nouveau Pdg Stéphane Richard allait mettre fin aux odieuses et indicibles pratiques managériales du groupe France Telecom/Orange.

Pour avoir entendu des propos tenus par d'actuels employés du groupe, il semble qu'on ait juste refait les peintures.

Ça n'est pas parce que vous allez peindre une voiture en vert qu'elle est écologique, non? Eh bien, c'est un peu ça.

J'ai eu l'occasion de discuter, il y a quelques jours, avec une guichetière de bureau de poste. J'ai été terrorisé des propos qu'elle m'a tenu sur les pratiques managériales de La Poste. Du chiffre, du chiffre.

Les guichetiers, via de multiples phrases-clé à tiroirs, proposent systématiquement des prestations, services et produits, jusqu'à vous coller un ‟ flyer ” dans la main sur les derniers taux avantageux des prêts à la consommation de la Banque Postale à 3,7% d'intérêts et en plus, pas de frais de dossier.

Une petite dame qui venait chercher un ou deux beaux timbres pour des courriers adressés à des amis, est repartie avec 20 timbres de collection. Ça lui éviterait de se déplacer, surtout, lui a gentiment expliqué la guichetière. Du coup, la banque de la Poste, c'est qui? Ben c'est nous, tiens. On lui fait sa trésorerie. Après on se demande comment elle fait pour prêter à 3,7%. Ben voilà!

Quand l'ex-Garde des Sceaux, égérie des défilés Dior, a été remerciée, elle laissait quand même presque 300 suicides annuels dans les prisons françaises.

Alors, dans les grandes entreprises nationales, les suicides ont autant d'importances que la conservation du beurre en broche. Il y a des actionnaires à satisfaire de colossaux dividendes. L'État est l'un de ceux-là. On ne change pas des politiques qui gagnent. Les hommes, si. Mais on n'en manque pas.

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