La e-cité

L'internet illimité pour les nuls...

Il y a un truc que je voudrai bien qu'on m'explique.


Une, les opérateurs feraient payer plus cher ceux qui voudraient plus de débit en bande passante. Bon, OK.


Deux, on me dit que l'illimité ne serait plus possible à cause de la saturation du réseau.


Trois, qu'en fait, si on paye tous pour avoir tout le débit qu'on veut, bizarrement on a assez de bande passante.


Quatre, que si on veut pas payer, on ne peut pas avoir plus de bande passante et donc on ne peut plus avoir accès à l'illimité.

En clair, comment, après avoir rincé tous les consommateurs, trouver un nouveau moyen de les rincer davantage.


Tout le monde à compris?
Ou bien je recommence?

Mais vous pouvez aussi lire cet article sur Rue89.

Un nouveau modèle économique, est-ce possible? Des abeilles vous répondent.

C'est en ouvrant un nouveau numéro de TerraEco, excellente revue et unique en son genre à laquelle je suis abonné, que j'ai découvert cet article.

‟ La Ruche qui dit Oui ! ” ! Quel drôle de nom.

Mais pourquoi ‟ La Ruche qui dit Oui ! ” dit oui ?

Contrairement à ‟ La vache qui rit ” qui ne sait pas (dont on ne sait pas ) pourquoi elle rit, ‟ La Ruche qui dit Oui ! ”, elle, bzzzzzzzzzzzzz, le sait !

Ça a été un coup de tonnerre dans ma tête à la lecture de l'article. C'est pourquoi j'ai voulu partager cet événement avec le plus grand nombre. En espérant juste que vous relaierez à votre tour l'idée de ce projet autant attendu qu'inattendu !

Et pour ne pas trahir la pensée et l'idée du concept de Guilhem Chéron, le créateur, je reproduirai ici les quelques lignes directrices.

‟ Voilà environ un an et demi que la crise s’est invitée dans nos vies quotidiennes, et avec elle un questionnement sur nos modes de consommation. Ces interrogations sur nos habitudes d’achats viennent d’abord d’une nécessité : les temps sont durs, alors on regarde plus à la dépense : ‘ce produit vaut-il le coup ?’. Et, si je pense en avoir vraiment besoin, n’y a-t’il pas un moyen de l’avoir pour moins cher, voire pour rien ? Un moyen de répondre à ces questions pour les consommateurs que nous sommes est de nous tourner vers internet : de nombreux sites proposent à tout un chacun de donner leurs avis sur un produit ou un service, d’autres proposent de comparer les prix pour un même produit, d’autres enfin mettent des bons de réductions à disposition de leurs abonnés.
Mais internet offre bien plus de possibilités, surtout depuis l’essor du web participatif et des réseaux sociaux. Il n’a jamais été aussi simple de se rassembler, entre inconnus du monde entier, autour de sujets d’intérêts communs. Et l’adage ‘l’union fait la force’ redevient d’actualité, poussé à la fois par la nécessité de s’unir dans un contexte de crise et par la facilité avec laquelle cela est rendu possible grâce au web. On peut par exemple penser au site Groupon, qui négocie des réductions parfois très importantes avec les commerçants grâce aux achats groupés.
Allons plus loin cependant. La crise ne nous incite pas seulement à chercher à payer moins pour le même objet : elle nous a aussi incité à chercher à se passer de l’objet. D’une part en s’interrogeant sur le caractère superficiel de certaines envies, mais aussi, et peut-être surtout, en recherchant le service que l’objet nous rend plutôt que l’objet en lui-même. Ce que Rachel Botsman (voir la vidéo) a appelé la consommation collaborative. Je n’ai pas besoin d’une perceuse : j’ai besoin d’un trou dans mon mur. Pourquoi ne pas emprunter ou louer cette perceuse ? Cela est valable pour une perceuse, mais aussi un livre, un vélo, un sac à main de luxe. Cela devient de plus en plus facile avec les sites de prêt ou location entre particuliers type e-loue.com.
Cela nous semble de plus en plus normal aujourd’hui d’avoir recours à des avis d’inconnus, de leur acheter ou louer directement un bien, de s’unir avec eux. Pourtant, ce phénomène est récent, et même, va pour ainsi dire contre l’idée selon laquelle nos sociétés sont individualistes, crispées, méfiantes. A la Ruche qui dit Oui ! il nous semble que le dénominateur commun à toutes ces nouvelles formes de consommation, c’est la confiance. Pas une confiance aveugle et naïve, mais une confiance qui se construit jour après jour en même temps que la communauté. De la crise naît la nécessité de s’assembler, et de cette nécessité naît le plaisir de s’assembler. On y trouve son compte pour ses intérêts individuels et matériels, puis très vite, quelque chose se passe et la communauté d’intérêts devient une communauté de liens.
C’est peut-être parce que la façon de consommer, alternative, devient aussi importante que ce qui est consommé. C’est peut-être la sensation de lutter à son niveau avec d’autres, et ainsi de faire partie d’une vraie communauté. Quoi qu’il en soit, des liens se forment, qui dépassent l’acte d’achat. C’est l’ambition que nous avons pour toutes les Ruches qui commencent à se former : que chaque membre se sente libre de participer, d’échanger, avec les autres membres de la Ruche, entre Ruches, avec notre site. C’est tous ensemble que nous portons ce projet pour manger mieux, manger juste. ”

Le dossier de presse c'est ici.

La revue de presse, c'est là.

Et cette page sur un réseau social vous vous y poserez de cette manière-ci !

Aveuglés par une marchandisation sans foi, sans lois et sans règles ? L'envie de changer de lunettes ?

Inutile, vous aller recouvrer la vue. Et si tout va à vaux l'eau mais que la vue va, la vie va mieux d'un coup ! Et l'on se surprend à re-butiner le Monde jusqu'au Pôle N ! Rien que ça. Et pas moins. Juste vous rendre compte que vous êtes riche -à fortune- de ce et ceux qui vous entourent. Tout prêt. Là. À vue.

Et j'ai donc contacté les fondateurs de ‟ La Ruche qui Dit Oui ! ” pour ouvrir une ruche ici, à Savenay.

Parcours initiatique s'il en est. Trouver des producteurs locaux (viande, fromages, fruits et légumes, produits laitiers, miel, boissons, huile d'olive, foie gras, etc.).

Certes, vous me direz que l'huile d'olive en Bretagne, ça pousse pas dans nos champs. D'accord. Appelons ça l' ”Exception Marco Polo ”, comme le thé ou le café, le poivre et les épices, la vanille et le cacao. À condition évidemment de ne pas importer des fraises bio à Noël...

Puis trouver les abeilles (les futur(e)s membres et client(e)s de ma Ruche. Le bouche à oreille pour le moment. En parler à toute occasion. Et une fois les premières opérations de vente réalisées, le bouche à oreille fonctionnera encore mieux.

Et un petit article dans Ouest-France:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis allé en douce, coller des affichettes sur les conteneurs de tri sélectif. 3 semaines plus tard, elles y sont encore. Des gens s'inscrivent que je ne connais pas. Lentement et sûrement.

Alors, si comme moi ça vous tente, ça vous bouscule, particulier ou paysan, ouvrez une Ruche ou participez à une autre. Vous ferez partie des pionniers d'un mouvement qui fera date dans l'histoire du commerce de proximité, des circuits courts et des relations humaines.

C'est ici !

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