Soleil ou vent? Pisser dans un violon apporte, somme toute, bien plus de satisfactions...

Depuis près de deux ans il y a une nouvelle zone commerciale, près de Savenay.

Vous ne connaissez pas Savenay?

Sur la plupart des cartes régionales, y compris sur les cartes qui représentent le réseau ferré, qu'on trouve affichées dans les plateformes des TGV, Savenay y figure! Cherchez bien, c'est au nord de l'estuaire de la Loire, à mi-chemin de Nantes et de Saint Nazaire.

Bref.

On nous (les Verts, surtout) parle d'énergies renouvelables, alternatives, écologiques. Mais aussi du pétrole, du charbon, du gaz de schiste, etc., etc. Et aussi le photovoltaïque.

Qui n'a pas reçu un appel de ces marchands de bonheur qui vous ‟ offre ” le soleil à pas cher?

Et Borloo, et maintenant Nathalie Kosciusko-Morizet, nous racontent combien il nous ‟ faudrait ” nous diversifier encore sur nos sources et ressources énergétiques!

Alors, quand je vois tous ces bâtiments commerciaux qui poussent chaque jour dans la zonne commerciale de la Colleraye, à Savenay, je m'étonne, toute colère contenue, qu'il n'y ait pas un millimètre carré de panneau photovoltaïque. Je m'étonne qu'il ne rentre pas dans les obligations des architectes et maitres d'ouvrages d'intégrer des solutions solaires, soit en photovoltaïque, soit en production d'eau chaude (fluides caloporteurs).

Rien que dans notre petite zone commerciale, je ne pense pas me tromper en affirmant que c'est au bas mot, un hectare et demi de toiture qu'on aurait pu équiper. Et la zone n'en est qu'à mi-chemin de son expansion. C'est peu dire du potentiel.

Je ne vais pas en rajouter pour évoquer l'éolien. Mais, même si l'on s'arrête un moment sur tous ces magasins et bâtiments commerciaux construits jusqu'alors, aucun, je dis bien aucun, n'intègre le moindre système de performance énergétique propre à générer quelques économies de pollution et/ou de CO2.

Aucun bâtiment n'est labellisé basse consommation ou haute performance énergétique. Ils sont moches, souvent en tôle et une architecture de merde.

En hiver, c'est tellement chauffé (plus de 24°C, quand même) qu'on y étouffe. En été, les climatisations marchent à fond.

Et personne n'y trouve à redire. Même pas le consommateur qui ne pense pas que c'est lui qui paient les factures de pétrole et d'électricité de ces commerçants.

Personne n'imagine non plus à quel point de substantielles économies pourraient être réalisées. Ou bien comment une société d'économie mixte pourraient fédérer les propriétaires fonciers pour étudier, financer et installer ces solutions énergétiques rentables. Autant pour un particulier, ce n'est ni simple ni évident d'amortir et de gérer une installation solaire et/ou éolienne, autant pour une entreprise, elle, s'y retrouve en termes de bilans carbone, de bilan énergétique mais aussi et surtout en termes de bilan économique, financier et fiscal.

Finalement, tant qu'il n'y aura aucune contrainte sur l'immobilier de service et de commerce, le discours d'incitation aux économies d'énergie vanté par les gouvernements n'aura aucun sens.

Pisser dans un violon apporte, somme toute, bien plus de satisfactions...


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