La semaine de 4 jours et les rythmes scolaires

Eh bien! Voilà une sacré déclaration de l'Académie de Médecine.

Pour moi, aussi intéressante que le rapport sur la sexualité des escargots en Mongolie inférieure.

Je ne crois pas que ce soit le rythme de 4 jours qui soit un problème.

De tous temps, dans l'histoire des hommes, les rythmes ont été influencés par les moeurs, les époques, les régions, les climats et les nécessités de vivre voire de survivre.

Le rythme d'un enfant de nomade n'avait rien à voir avec celui d'un enfant de paysan. Pas plus que celui d'un enfant d'esquimau avec celui d'un enfant de berger.

Et de tous temps également, l'éducation et les loisirs de ces enfants se faisait au long cours. Pas de rupture de continuité. Tout s'apprenait à tout instant selon les circonstances et habitudes quotidiennes.

Il arrivait également que soit aménagé des moments de détente, de dialogue, d'histoires et de contes contemporains et ancestraux. L'imagination était toujours très sollicitée. On a toujours fait de tous temps évoluer les individus dans leur environnement.

Ce qui a tout simplement changé le cours des choses dans ses rythmes, ce sont les ambitions politiques et économiques de gens de pouvoir qui ont créé des organisations pyramidales, en organisant et en asservissant les hommes. Et petit à petit, toujours pour le goût du pouvoir et de l'argent, pour assoir leur notoriété et leur puissance, des individus, avec la complicité de pseudos prêtres, pseudos chamanes, pseudos médecins, pseudos philosophe et pseudos savants de tous genres, ces individus ont instaurés des règles devenues souvent des lois voir écrit des pseudos livres pseudos sacrés pour des pseudos vérités (genre bible, talmud, coran, etc.).

Tu iras ici. Tu ne feras pas ça. Tu liras ceci. Tu ne mangeras pas cela. Les rythmes officiels apparaissaient insidieusement dans la vie des individus, toutes sociétés confondues, toutes cultures confondues, d'Est en Ouest et de Nord au Sud.

Les seuls rythmes que je connaisse sont le sommeil, la soif, la faim, la naissance et la mort. Tous ça sur une planète dont les quatre saisons à peu près égales en temps se répètent une fois à chaque révolution orbitale autour de son étoile. Point. Tout le reste n'est qu'invention et pure nécessité de servir et d'asservir des intérêts politiques et/ou économiques.

À qui (ne) profite (pas) la semaine de 4 jours?

Je suis tenté de dire que peu importe la durée de scolarisation.

Les humanités d'un enfant s'acquièrent davantage par le contenu et par l'intérêt que pourrait susciter l'orateur à partager ou transmettre son savoir et son expérience.

Or, mon expérience m'a démontré et prouvé que rien n'est plus chiant et emmerdant que l'école avec ses matières formatées aux nécessités sociétales et économiques et en corollaires leurs enseignants eux-mêmes formatés à ces mêmes exigences.

Aucun enfant ne revient de ses cours captivé, épanoui, curieux avec l'envie d'aller encore plus loin, dans la connaissance, dans l'imaginaire.

Les gosses rentrent, se baffrent de cochonneries commercialisées par la grande distribution qui emploie des caissières pendant 6 jours par semaines qui ont des enfants qui sont mieux parqués dans des classes pendant 5 jours (si on pouvait 6 ce serait bien) par semaines.

Puis l'imaginaire des enfants se ruent sur les consoles (du verbe consoler: Soulager quelqu’un dans son affliction par des discours, par des soins, ou de quelque autre manière que ce soit. Wikipedia).

Et ça c'est un acte civique. Ça crée des emplois de fabriquer des consoles, des logiciels, des accessoires, des emballages fabriqués avec du pétrole, transportés dans des camions qui polluent, et la pollution qui occupe plein de gens à l'ONU, dans des ONG, dans des laboratoires privés et publics, et toutes ces commissions avec plein de gens qui étudient sur leurs ordinateurs connectés en ligne sur le net, tous ces ordinateurs qu'il faut fabriquer, qui créent des emplois, qui…

La boucle est bouclée.

Ça m'intéresserait de savoir ce qu'à rapporté la conclusion du rapport de l'Académie de Médecine à tous les lobbyistes qui l'ont commandé.

En tout cas, les humanités d'un enfant sont bâclées sur des rythmes incohérents, dans des matières souvent amputées de l'essentiel, par des enseignants souvent complices, à s'endormir sur une carrière qui n'en est pas une, vers une retraite certaine, à parcourir la Terre à coup de camping car.

Ces mêmes enseignants que le pouvoir complice et acteur, envoie dans des lieux innommables où plus rien n'est possible, ces mêmes enseignants convaincus de leur vocation et de leur attachement à des valeurs humaines et humanistes. Et pan! Dans le mur. Ça finit parfois dans des établissements psychiatriques spécialisés de l'Éducation Nationale (doux euphémisme).

La boucle est bouclée.

C'est le contenu des humanités qui est mauvais voire malsain. Les enseignants sont complices à leur insu. Il faut réinventer ces humanités et les dépouiller de ses pollutions sociétales. Il faut permettre aux gens de l'art, des académies et des connaissances de rentrer enfin dans nos classes.

Et ce sont nos enfants qui écriront nos rythmes, eux, les nouveaux artisans du temps.

La semaine de 4 jours les rythmes scolaires medecine temps enfant

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site