Générations futures

La sècheresse des idées... Que d'eau, de coups bas, de spéculation et de bêtise!

 

Pour ceux qui auraient eu l'occasion ou pas de lire cet article sur Rue89 intitulé: "Assez de soleil, on veut de la pluie (surtout les agriculteurs) !
" et rédigé par l'un de ses excellents contributeurs réguliers, "nono le simplet": http://www.rue89.com/2011/06/05/assez-de-soleil-on-veut-de-la-pluie-surtout-les-agriculteurs-207943?page=5#comment-2420622

@ tous les producteurs et agriculteurs qui nous emmerdent depuis des années avec trop de ceci et pas assez de cela!

La sécheresse:
Certes, il fait beau et chaud ... et très sec.


Sur les deux premières photos de l'article, à perte de vue, peu ou pas d'arbres et/ou de haies.
Et je vous suggère, si vous avez google earth sur votre ordinateur d'aller à ce point de coordonnées suivantes:
 46°52'57.35"N - 
0°52'21.38"O 
Altitude de 150 mètres.


Et vous y découvrirez ce que vous, producteurs et agriculteurs vous en faites de la terre, de notre terre. Pas de haies, plus d'arbres sur des centaines et des centaines d'hectares.


J'ai vécu en 1963, dans une petite ferme pendant une partie de mon enfance (14 hectares!). Quelques vaches, des prairies à foin, 7 ha de blé, orge et avoine, des patates, des betteraves pour les vaches et une jachère tournante de 2,5ha. Nous avons connu des étés très secs mais les champs étaient verts tout le temps et personne n'arrosait les champs. C'était impensable d'ailleurs!


On avait un puits et n'utilisions que son eau pour tout, la cuisine, la toilette, le jardin, les animaux, la lessive, etc. Jamais tari.


C'était dans la Nièvre. Elle a malheureusement bien changé depuis.


Toutes ces haies, bois, forêts formaient des réservoirs naturels d'humidités et d'eau. Ces configurations physiques des campagnes influençaient et favorisaient largement les microclimats. On entendait rarement parler d'inondation. Et on arrosait pas les champs!


Puis les Zorro de la productivité et du rendement, la Pac, le Crédit Agricole, les notaires et les syndicats sont arrivés. On a remembré. On a tous rasé. On a défolié, ‟ pesticidé ”, ‟ azoté ”, désherbé, désinsectisé jusqu'à semer même sur les talus et les bords de fossé pour ne pas perdre le moindre mm2! On a endetté et surendetté les paysans pour en faire une main d'œuvre pas chère et corvéable à la merci des spéculateurs et de la grande distribution.


On ne récupère plus l'eau de pluie. On impose même des réseaux d'évacuation pour la jeter dans les rivières! Savez-vous que sur une maison de 100 mètres carré située en Loire Atlantique (Savenay), tombent chaque année plus de 65.000 litres d'eau? Et on en fait quoi? Rien, on évacue! On impose rien à personne, ni dans l'architecture ni dans les normes de constructions, ni dans l'agriculture.


Pleurez, pleurez encore, mais la terre est sèche et ce ne sont pas les larmes qu'il vous reste encore qui rendront vos terres fertiles et saines.
Penser l'agriculture autrement et la mettre en pratique. Toute une intelligence à se réapproprier...

Gras, le mammouth?

Dans les entreprises, on envoie jamais les jeunes en formation ou tout juste diplômés, s'occuper des tâches les plus complexes et les plus stratégiques.

On envoie pas un jeune commercial fraîchement embauché aller négocier la phase finale d'un énorme contrat, difficile, compliqué et vital pour l'avenir de la société.

On a jamais vu non plus un jeune chaudronnier partir tout seul sur la construction d'une cuve compliquée, soumise à des normes sévères, de plusieurs tonnes sans plans, sans méthodes, sans expérience s'il ne commence d'abord par assister un de ses aînés qui lui confiera d'abord des tâches subalternes mais indispensables. L'aîné assume la responsabilité de la construction de l'ensemble et réfère et rend compte de l'avancement ou des difficultés, à son chef d'équipe qui en réfère au chef d'atelier, etc. Et quant on décide que l'oiseau quitte le nid, on ne le ‟ jette ” pas dans la gamelle du chat! On lui confie d'abord des réalisations simples puis, expériences et réussites aidant, des ouvrages de plus en plus élaborés jusqu'au chef d'œuvre qui aboutira au prestigieux et respecté statut de Compagnon, apte désormais à son tour, d'accompagner de jeunes apprentis ou jeunes diplômés.

Alors, comment comprendre que ceux qui se révoltent, démissionnent, crient et quittent le bateau de l'Éducation Nationale, ne se posent pas quelques simples questions de ce genre.

Certes, je conçois, mieux que jamais (j'ai de proches amis enseignants) l'idée de dégraissage du Mammouth.

Ça n'est évidemment pas aux jeunes enseignants d'agir sur les difficultés dénoncées dans l'article.

Ce serait plutôt aux ‟ ancien(ne)s ” de quitter les salons moelleux de milieu et fin de carrière pour aller, elles et eux, prendre en main les écoles et collèges des Zones d'Éducation Prioritaire.

C'est à ces ‟ ancien(ne)s ” que devrait revenir la tâche étique et déontologique d'intervenir avant la détresse morale de ces jeunes enseignants en accompagnant leurs premiers pas d'un compagnonnage discerné et responsable.

À ces ‟ ancien(ne)s ”, qu'ils se rappellent leurs instituteurs des années 50-60. Et il y en avait des classes (multiples) de 40 ou 50 élèves. Autres époques, autres mœurs, certes.

Tout le monde est conscient des difficultés de plus en plus importantes de cette grande administration qu'est  l'Éducation Nationale.

Alors, les ‟ ancien(ne)s ”, ne jetez pas le bébé avec l'eau de bain et avant de vous indigner, révoltez-vous en exigeant les postes les plus ingrats et les plus difficiles. Ce sont vos enfants et petits enfants qui vous remercieront.

Ce que je voulais vous écrire.

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