Demain j'enlève le bas.

Il y a des paradoxes tenaces et persistants.

Dans mon esprit, le ‟ Bio ” c'est bio, par définition.

Mais je découvre aussi que ça n'est pas pour autant écologique, loin de là.

J'ai toujours été extrêmement troublé par l'utilisation intensive des emballages plastique, que ce soit pour les fromages frais, crèmes, lait et yaourts ou spécialités laitières issus de l'agriculture biologique ou tous les produits que vous trouvez dans ces petites ou moyennes surfaces de vente.

Le plastique est partout, partout, partout dans le bio.

Certes, il y a peu ou pas d'impact carbone pour le transport et l'acheminement aux points de vente pour les productions locales voire régionales.

Pour les productions nationales ou internationales, le mal est plus profond et plus visible.

MAIS QUAND MÊME, ÇA POUSSE PAS DANS LES CHAMPS LE PLASTIQUE!

Et nous dire que ces plastiques sont recyclables est une douce hérésie quant on sait que la plupart des pots de yaourt et crème dessert finissent dans les incinérateurs.
C'est là un questionnement qui ne me rassure pas sur "les dessous" de la filière emballage.

La seule catégorie qui tire son épingle du jeu, ce sont les produits en vrac, exception faite des denrées d'origines plus ou moins exotiques et qui supportent un indice carbone significatif quand du sucre de canne complet est importé d'Amérique du Sud par exemple.

Je passe sur la pointe des pieds sur les produits qui relèvent de l' ”exception Marco Polo”, vous savez, ces épices, thés et autres cafés dont on peut difficilement se passer, tellement rentrés dans nos mœurs et habitudes alimentaires et que de surcroît ne poussent pas dans nos contrées.

Le bio surfe sur la vague ‟ boboïsante ”  qui privilégie d'abord le produit dans l'assiette, en occultant le trajet du champ au marchand. Des raisins bio d'Afrique du Sud au mois d'avril, certains n'ont pas de scrupules à affréter des avions cargo pour répondre à la demande. Demande très souvent inexistante qui tient davantage d'une offre marketing fortement suggérée.

Plus encore pour ces circuits courts du champ à l'assiette, il nous faut promouvoir les producteurs et éleveurs de proximité. Ce sont souvent des gens passionnés qu'on peut rencontrer dans leurs fermes et dans leurs champs, rarement avares de propos et d'anecdotes sur leurs parcours, leurs métiers et leurs expériences.

Pour locamanger il faut une locagriculture  variée et saisonnière et développer nos locabitudes vers ces nouvelles ressources localimentaires. Vaste programme vers de nouvelles locamitiés de voisinage, le retour des échanges et du dialogue social.


Les hauts et les bas de la distribution bio m'incitent à voir dans les AMAP(*) une première avancée significative vers un futur label, genre échelle ‟ A à G ”, pour A les plus vertueuses en CO2 et Emballages de transformation fossile et G pour les pires.

(*): AMAP, Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne

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