Eco-pigeonnades

Comment, sous couvert d'écologie, on nous prend pour des volatiles divers et avariés

Des "tablets" au chauds colas... Tactiles, tentantes, tendance et inutiles.

Les tablettes et les smartphones.

Un drôle de menu pour les années 2010.

Mais surtout un menu de pigeon à la sauce arnaque.

Ça a surtout commencé avec le phénomène iphone de Apple.

Certes, j'avais prévenu mes amis, il y a plus de 10 ans déjà, que non seulement Apple se lancerait dans le téléphone portable, mais aficionado moi-même de la marque à la pomme, que ce serait un raz de marée.
Et je ne me suis pas trompé même si c'était un peu facile quand on a connu ce monde à part, monde de geeks avant tous les geeks, le ‟ Think different ”, inattaquable et incompréhensible des ‟ windowsiens ” et autres ‟ microsoftiens ”.

Là n'est pas mon propos. Quoique...

Ce qui a différencié Apple, avec ses macintosh, c'était la possibilité de faire à peu près tout de manière si intuitive et simple, que les utilisateurs de pc rangeait ‟ La pomme ” dans la catégorie des gadgets et jeux pour enfants attardés.

Quand quelqu'un avait subit un désastre sur son pc et me mettait en garde contre un virus et autre catastrophe du même genre, je répondais : ‟ T'inquiète pas, je suis sur mac ! ”, à quoi l'autre me répondait : ‟ Faut vraiment que tu défragmentes ton hard et que tu partitionnes tes sessions ! ”.
Du coup, moi je ne comprenais rien, mais vraiment rien (encore aujourd'hui) à ce langage de pécéiste mais lui ne comprenait rien non plus au monde mac.

Aujourd'hui, je ne sais toujours pas ce qu'est un virus sur un mac. Je n'en ai jamais rencontré. Cela dit, la théorie de l'évolution des espèces devrait un jour me faire une démonstration digne du genre !
Revenons à l'objet de mon article.

Je commencerai, pour vous mettre sur la voie, par la foultitudes de chargeurs différents sur nos téléphones et autres ordinateurs. Qui n'a pas haï un jour son matériel et son constructeur pour une panne de batterie et un câble oublié. La panique au bureau à chercher le sésame, le bon chargeur, le bon modèle.

Le luxe de la connerie a été atteint pas certains constructeurs qui avait quasi un chargeur par modèle de téléphone. C'est dire l'ampleur du phénomène. Les fabricants chinois ont fait leur beurre de ces centaines de modèles plus ou moins compatibles, vendus en kits avec des embouts spéciaux ‟ truc-machin ”, truc-muche ”, truc-bidules ”, et j'en passe. De véritable couteaux suisses sans les lames et sans les Suisses !

À vrai dire, aujourd'hui, rien n'a vraiment changé. Au détail qu'au niveau des chargeurs, on y voit un peu plus clair. Les mini usb remplace avantageusement et de plus en plus ces chargeurs incompatibles. Pour ma part, j'ai au moins 4 appareils à la maison (photo, téléphones, ordinateurs) qui permettent de recharger avec les mêmes embouts.

Par contre, là ou le bât blesse, c'est la connectique. Vous savez, celle qui vous permet de connecter un appareil à un autre, une carte mémoire sur un appareil, un appareil sur le réseau internet, etc.
On a des ‟connexions dites ‟ propriétaire ”. En somme, il n'y a que la même marque qui permette l'interconnexion. Apple avec Apple, Samsung avec Samsung, etc.

Et on en revient à ces pigeonnades de grande ampleur où même les états et les instances chargées de la normalisations n'interviennent jamais. Tout simplement pour plaire aux lobbies des marques qui engrangent d'énormes profits y compris pour les intermédiaires industriels, spécialisés dans le ‟ compatible adapter ” vendu très cher mais qui fait le bonheur des grandes firmes des nouvelles technologies.

On a atteint l'apothéose avec les tablettes tactiles. En effet, quant on lit les description techniques des tablettes, il manque toujours un truc qu'on aurait voulu mais qu'on va trouver sur une autre tablette mais qui n'a plus le machin que l'autre tablette a et du coup je retrouve sur une autre ce que j'avais perdu sur la précédente mais, mince alors, il n'y a pas de port usb et celle qui a un port usb n'a pas la 3G et si celle-ci a le wifi je suis obligé de prendre un abonnement supplémentaire pour me connecter à ma box même de chez moi, quand je paye déjà un abonnement en ‟ triple-play ” hors de prix !

Vous avez suivi, là ou je vous le refais ?

C'est un peu comme si avec votre voiture Renault, vous ne pouviez faire le plein qu'avec un carburant spécial de chez Renault sans lequel vous ne pourriez pas rouler, uniquement servi dans des stations Renault mais qu'en plus vous ne pourriez payer qu'avec une carte délivrée par Renault que seul l'utilisateur pourrait utiliser et même pas la prêter -la carte de paiement- parce qu'elle ne fonctionnerait qu'avec l'ADN du titulaire et la puce RFID de l'entrée du réservoir de la voiture en question.

Alors, avec les tablettes, on en est là, c'est-à-dire à peu près nulle part.

Autant vous dire qu'il est inutile de vous procurer une de ces tablettes même celles venants du pays du chaud cola. Vous vous en mordriez les doigts. Et vous commenceriez une longue suite interminable de crise de nerfs. Du coup, ça ferait le bonheur des psys chez qui vous entameriez de longues thérapies avant un ultime suicide cathodique et technologique. Telle serait la destinée de l'authentique geek que vous seriez devenu !

Même le dernier comparatif de la célèbre revue ‟ Que choisir ” de Juillet-août 2011 (N°494) est tombé dans le panneau. Page 20, vous trouvez un beau tableau avec plein de colonnes qui vous dit tout sur rien du tout sinon le prix, le poids, l'appréciation (???) ou la qualité de fabrication.

Mais rien sur la connectique, rien sur les arnaques organisées des constructeurs en collusions avérées avec les opérateurs pour vous obliger à des abonnements inutiles et innombrables, rien sur le fait qu'une tablette ne peut pas faire grand chose finalement. Si, j'allais oublier. Vous pouvez vous coller l'Ipad sur l'oreille, ça marche comme téléphone. Un rien pratique, surtout dans le métro à 18 heures.

La tablette qui va bien :
    - se connecte et se recharge avec n'importe quel câble n'importe où,
    - se connecte gratuitement au wifi si vous avez un abonnement fixe chez un opérateur national ou pas et ne nécessite donc d'aucune autre obligation d'abonnements et/ou de contrats supplémentaires,
    - s'utilise comme un ordinateur de bureau,
    - dispose de toutes les suites logicielles dont vous avez déjà les licences sur votre pc portable ou fixe, y compris DAO, PAO et bureautique.
    - est multimodal en échange de fichiers,
    - dispose d'un disque dur et/ou d'une carte mémoire conséquente et universelle,
    - dispose d'au moins 3 ports usb,
    - dispose d'un port mini usb,
    - dispose d'un port hdmi
    - dispose d'une prise casque et d'une prise sortie enceintes,
    - et pour faire court, dispose de tous les ports courants utilisés normalement dans les configurations domestiques classiques sans être obligé de ré-inventer le fil à couper le beurre (y compris wifi, 3G ou plus, bluetooth, infra-rouge, gprs, etc.).

Et j'éluderai les fonctions copier/coller, ou couper ou rogner, etc., fonction on ne peut plus indispensables.

Alors, inutile de vous embarquer dans un achat proprement inutile aujourd'hui tant sont limitées les possibilité de ces tablettes bonnes à pas grand chose sinon à rejoindre la panoplie du parfait geek que vous n'êtes peut-être pas.

Par exemple, installer Android sur un Iphone 4, ça c'est geek ! Mais au fait, vous avez un smartphone au moins?

Demain j'enlève le bas.

Il y a des paradoxes tenaces et persistants.

Dans mon esprit, le ‟ Bio ” c'est bio, par définition.

Mais je découvre aussi que ça n'est pas pour autant écologique, loin de là.

J'ai toujours été extrêmement troublé par l'utilisation intensive des emballages plastique, que ce soit pour les fromages frais, crèmes, lait et yaourts ou spécialités laitières issus de l'agriculture biologique ou tous les produits que vous trouvez dans ces petites ou moyennes surfaces de vente.

Le plastique est partout, partout, partout dans le bio.

Certes, il y a peu ou pas d'impact carbone pour le transport et l'acheminement aux points de vente pour les productions locales voire régionales.

Pour les productions nationales ou internationales, le mal est plus profond et plus visible.

MAIS QUAND MÊME, ÇA POUSSE PAS DANS LES CHAMPS LE PLASTIQUE!

Et nous dire que ces plastiques sont recyclables est une douce hérésie quant on sait que la plupart des pots de yaourt et crème dessert finissent dans les incinérateurs.
C'est là un questionnement qui ne me rassure pas sur "les dessous" de la filière emballage.

La seule catégorie qui tire son épingle du jeu, ce sont les produits en vrac, exception faite des denrées d'origines plus ou moins exotiques et qui supportent un indice carbone significatif quand du sucre de canne complet est importé d'Amérique du Sud par exemple.

Je passe sur la pointe des pieds sur les produits qui relèvent de l' ”exception Marco Polo”, vous savez, ces épices, thés et autres cafés dont on peut difficilement se passer, tellement rentrés dans nos mœurs et habitudes alimentaires et que de surcroît ne poussent pas dans nos contrées.

Le bio surfe sur la vague ‟ boboïsante ”  qui privilégie d'abord le produit dans l'assiette, en occultant le trajet du champ au marchand. Des raisins bio d'Afrique du Sud au mois d'avril, certains n'ont pas de scrupules à affréter des avions cargo pour répondre à la demande. Demande très souvent inexistante qui tient davantage d'une offre marketing fortement suggérée.

Plus encore pour ces circuits courts du champ à l'assiette, il nous faut promouvoir les producteurs et éleveurs de proximité. Ce sont souvent des gens passionnés qu'on peut rencontrer dans leurs fermes et dans leurs champs, rarement avares de propos et d'anecdotes sur leurs parcours, leurs métiers et leurs expériences.

Pour locamanger il faut une locagriculture  variée et saisonnière et développer nos locabitudes vers ces nouvelles ressources localimentaires. Vaste programme vers de nouvelles locamitiés de voisinage, le retour des échanges et du dialogue social.


Les hauts et les bas de la distribution bio m'incitent à voir dans les AMAP(*) une première avancée significative vers un futur label, genre échelle ‟ A à G ”, pour A les plus vertueuses en CO2 et Emballages de transformation fossile et G pour les pires.

(*): AMAP, Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne

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