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Pourquoi je voterai pour Europe Écologie Les Verts? Pour l'aéroport Jules Verne.

Pourquoi je voterai pour Europe Écologie Les Verts et pourquoi je soutiens le projet d'aéroport de Notre Dame des Landes (Je l'ai baptisé Jules Verne).

Pour le benêt de service, ce titre peu paraître contradictoire.

Il y a quelques décennies que l'idée d'un grand aéroport à germé dans les esprits des élus et des industriels, pour le Grand Ouest du pays.

Notre Dame des Landes, à 25 kilomètres au nord de Nantes, est une commune forte d'une tradition d'élevage et de production laitière comme toutes les communes concernées par l'emprise du futur aéroport Jules Verne. Curieusement, Notre Dame des Landes n'existe que depuis 1871. Une ligne de chemin de fer y passaient. ‟ La construction de la gare commence donc en 1901 et la ligne est mise ne service le 19 août 1901. Le transport des voyageurs s'arrête le 9 janvier 1939 et la ligne est fermée le 12 novembre 1954 ”. Source Mairie de Notre Dame des Landes.

Il s'agissait, tout en contribuant à libérer Nantes des contraintes du survol incessant des avions de ligne au-dessus du centre ville même, de permettre un développement économique régional, permettant aux compagnies aériennes, également, de trouver là une infrastructure aéroportuaire à quelques encablures de Roissy ou Orly. Les agences de voyages et tours opérateurs y trouveraient aussi leur avantage. Ce site, fait de bocages et de pâturages offre une configuration idéale pour y jeter les quelques pistes, bâtiments, aérogare et réseaux routiers nécessaires. Sa géographie, au cœur du Grand Ouest, en ferait un pôle attractif indiscutable pour toutes les grandes villes des Pays de Loire et de la Bretagne. Rennes à 40 minutes, Nantes à 20 mn, Angers à 1 heure, Saint Nazaire à 30 mn.

L'idée de maintenir l'aéroport Nantes-Atlantique là où il est me paraît aussi absurde que combattre l'aéroport Jules Verne. Un aéroport dont la plupart des avions survolent la ville de Nantes ou le lac de Grandlieu ne semble même pas préoccuper les écologistes eux-même. Et que tous ces avions y procurent bruits et pollutions, pas davantage. Ou bien des risques que font courir aux populations la probabilité d'un crash sur la métropole, encore bien moins.

Le site du futur aéroport Jules Verne a de surcroît un gros avantage médiatico-politique. Tout le monde sait où il se trouve. Il fait bon désormais y être vu(e).  Chaînes de télévision, de radio et autres médias  s'y posent en hélicoptère facilement.

Finalement, tous ceux qui s'y rendent pour une raison ou pour une autre, se foutent complètement du site de Notre Dame des Landes. Pourvu qu'on les y voit. Ce serait au Francofolies de la Rochelle , au deuxième étage de le Tour Eiffel ou à la Roche de Solutré, c'est exactement le même chose. L'essentiel c'est : ‟ Je suis là, je suis cela et cela c'est moi !

Chacun, écologiste surtout, s'empresse de ne plus jamais évoquer le projet Jules Verne quand il rentre à Paris, à Bruxelles, à Strasbourg ou dans son Larzac. Le droit de suite, chez les écologistes, c'est de ne jamais l'appliquer pour un sujet qu'on ne maîtrise pas et pour lequel on a aucun argument politique valable. 2012 est bien trop près pour se plomber avec un sujet aussi embarrassant.

Sauf que depuis que l'idée de l'aéroport Jules Verne a germée, la sidération a frappé les élus, les paysans et les villageois. Car si toutes ces honnêtes gens y tenaient tant que ça à leur bout de terre, de campagne et de troupeaux, ça se saurait depuis tout ce temps.

Les spéculations foncière et immobilière y sont devenues une activités économiques florissantes.
Parce que depuis 40 ans, si vous allez jeter un œil sur les comptes des notaires, du Crédit Agricole, de la Safer et autres officines immobilières, foncières et plus ou moins consulaires, vous découvrirez que tous ceux qui crient haut et fort contre le futur aéroport Jules Verne, ne se sont jamais préoccupé de l'avenir de cette campagne ou de son développement ou de sa protection au titre du patrimoine paysan, agricole et touristique. Parce que depuis quarante ans rien n'a bougé et rien n'a été fait. Pour donner le premier coup de pioche, on ne s'y serait pas pris autrement pour le lobby de l'aéroport Jules Verne !

Par conséquent, le coût exorbitant des expropriations explique en partie l'énorme investissement que cet aéroport représente. Mais grâce à nos élus, nos impôts contribueront largement à payer les factures de ces spéculateurs indélicats … et institutionnels. Un peu (non, beaucoup) comme on a renfloué les banques après le crack de 2008. On paie 2 fois ce qui nous appartient déjà ! Et une troisième fois pour les sous que l'Europe y met également. Et une quatrième pour engraisser tous les cabinets de consultants, de conseillers et de spécialistes en toutologie économico-aéro-écologie, tous apparus en myriades incontrôlées autour de tous ces élus.

Les chiens aboient et la caravane passe.

Et si toutes ces racailles politiques et financières avaient voulu vraiment valoriser le site de Notre Dame des Landes, on aurait aujourd'hui des coulées vertes, des circuits pédestres pédagogiques, des fermes auberges, des chambres d'hôtes, de la culture bio, des sanctuaires pour la faune et la flore, des forêts durables, etc. Que nenni ! Pendant ce temps, ces élus son toujours les mêmes, mandatures après mandatures. Ils ne laissent pas la place à leurs cadets et concitoyens. Les places y sont trop bonnes.

Vous verrez qu'ils seront tous sur la photo, droite et gauche réunis, pour le meilleur et pour l'empire.

Dans le même temps, par la magie des médias, du vent, des phases lunaires et des alternances politiques, peu ou prou militent pour le futur aéroport Jules Verne.

Du coup, compte tenu du non-fait et du non-agit depuis quarante ans, je trouve plutôt judicieux de l'implanter, cet aéroport Jules Verne. En terme d'impact économique, c'est une chose certaine. Pour ce qui est de valoriser Nantes dans un ‟ après Nantes-Atlantique ” pour sûr qu'il y a matière à envisager une valorisation de cette future ex-zone aéroportuaire au plus grand profit des populations de la métropole ligérienne. De véritables réserves foncières et la mise en valeur de ce site exceptionnel du lac de Grandlieu et de sa région.

Nantes est une belle ville historique avec une grosse fréquentation touristique. Très attractive donc. Nantes attire des manifestations internationales dont la plus célèbre, ‟ Les folles journées de Nantes ”. Et ce ne sont pas ces touristes-là qui s'offusqueront d'un aéroport Jules Verne à moins de trente minute du centre ville.

Et je reste convaincu que l'impact irréversible pour le site l'est bien moins que de maintenir Nantes-Atlantique là où il se trouve actuellement. Et je défie quiconque de me prouver le contraire.

Quant on voit que les trajet Nantes-Paris en TGV (véritables bétaillères à chair humaine) vont à peine plus vite que nos trains corails quand il n'y a pas qui un suicide, qui un câble coupé, qui une vache sur les voies et tout ce que la SNCF nous invente chaque semaine pour justifier ces retards. En huit mois de fréquentation hebdomadaire, j'ai essuyé 13 retards compris entre 1 heure 30 et 4 heures, sans compensations, sans remboursements, juste parce que la SNCF n'est jamais responsable des retard imputables à son insu de son plein gré.

Alors oui, un efficace aéroport Jules Verne et un chouette réseau local et régional de transports en commun multimodal, ça c'est de l'écologie.

Vous saviez, vous, que l'étymologie de ‟ écologie ” était la même que ‟ économie ” ?

Vous savez maintenant pour qui je voterai au premier tour en Mai 2012.

Un nouveau modèle économique, est-ce possible? Des abeilles vous répondent.

C'est en ouvrant un nouveau numéro de TerraEco, excellente revue et unique en son genre à laquelle je suis abonné, que j'ai découvert cet article.

‟ La Ruche qui dit Oui ! ” ! Quel drôle de nom.

Mais pourquoi ‟ La Ruche qui dit Oui ! ” dit oui ?

Contrairement à ‟ La vache qui rit ” qui ne sait pas (dont on ne sait pas ) pourquoi elle rit, ‟ La Ruche qui dit Oui ! ”, elle, bzzzzzzzzzzzzz, le sait !

Ça a été un coup de tonnerre dans ma tête à la lecture de l'article. C'est pourquoi j'ai voulu partager cet événement avec le plus grand nombre. En espérant juste que vous relaierez à votre tour l'idée de ce projet autant attendu qu'inattendu !

Et pour ne pas trahir la pensée et l'idée du concept de Guilhem Chéron, le créateur, je reproduirai ici les quelques lignes directrices.

‟ Voilà environ un an et demi que la crise s’est invitée dans nos vies quotidiennes, et avec elle un questionnement sur nos modes de consommation. Ces interrogations sur nos habitudes d’achats viennent d’abord d’une nécessité : les temps sont durs, alors on regarde plus à la dépense : ‘ce produit vaut-il le coup ?’. Et, si je pense en avoir vraiment besoin, n’y a-t’il pas un moyen de l’avoir pour moins cher, voire pour rien ? Un moyen de répondre à ces questions pour les consommateurs que nous sommes est de nous tourner vers internet : de nombreux sites proposent à tout un chacun de donner leurs avis sur un produit ou un service, d’autres proposent de comparer les prix pour un même produit, d’autres enfin mettent des bons de réductions à disposition de leurs abonnés.
Mais internet offre bien plus de possibilités, surtout depuis l’essor du web participatif et des réseaux sociaux. Il n’a jamais été aussi simple de se rassembler, entre inconnus du monde entier, autour de sujets d’intérêts communs. Et l’adage ‘l’union fait la force’ redevient d’actualité, poussé à la fois par la nécessité de s’unir dans un contexte de crise et par la facilité avec laquelle cela est rendu possible grâce au web. On peut par exemple penser au site Groupon, qui négocie des réductions parfois très importantes avec les commerçants grâce aux achats groupés.
Allons plus loin cependant. La crise ne nous incite pas seulement à chercher à payer moins pour le même objet : elle nous a aussi incité à chercher à se passer de l’objet. D’une part en s’interrogeant sur le caractère superficiel de certaines envies, mais aussi, et peut-être surtout, en recherchant le service que l’objet nous rend plutôt que l’objet en lui-même. Ce que Rachel Botsman (voir la vidéo) a appelé la consommation collaborative. Je n’ai pas besoin d’une perceuse : j’ai besoin d’un trou dans mon mur. Pourquoi ne pas emprunter ou louer cette perceuse ? Cela est valable pour une perceuse, mais aussi un livre, un vélo, un sac à main de luxe. Cela devient de plus en plus facile avec les sites de prêt ou location entre particuliers type e-loue.com.
Cela nous semble de plus en plus normal aujourd’hui d’avoir recours à des avis d’inconnus, de leur acheter ou louer directement un bien, de s’unir avec eux. Pourtant, ce phénomène est récent, et même, va pour ainsi dire contre l’idée selon laquelle nos sociétés sont individualistes, crispées, méfiantes. A la Ruche qui dit Oui ! il nous semble que le dénominateur commun à toutes ces nouvelles formes de consommation, c’est la confiance. Pas une confiance aveugle et naïve, mais une confiance qui se construit jour après jour en même temps que la communauté. De la crise naît la nécessité de s’assembler, et de cette nécessité naît le plaisir de s’assembler. On y trouve son compte pour ses intérêts individuels et matériels, puis très vite, quelque chose se passe et la communauté d’intérêts devient une communauté de liens.
C’est peut-être parce que la façon de consommer, alternative, devient aussi importante que ce qui est consommé. C’est peut-être la sensation de lutter à son niveau avec d’autres, et ainsi de faire partie d’une vraie communauté. Quoi qu’il en soit, des liens se forment, qui dépassent l’acte d’achat. C’est l’ambition que nous avons pour toutes les Ruches qui commencent à se former : que chaque membre se sente libre de participer, d’échanger, avec les autres membres de la Ruche, entre Ruches, avec notre site. C’est tous ensemble que nous portons ce projet pour manger mieux, manger juste. ”

Le dossier de presse c'est ici.

La revue de presse, c'est là.

Et cette page sur un réseau social vous vous y poserez de cette manière-ci !

Aveuglés par une marchandisation sans foi, sans lois et sans règles ? L'envie de changer de lunettes ?

Inutile, vous aller recouvrer la vue. Et si tout va à vaux l'eau mais que la vue va, la vie va mieux d'un coup ! Et l'on se surprend à re-butiner le Monde jusqu'au Pôle N ! Rien que ça. Et pas moins. Juste vous rendre compte que vous êtes riche -à fortune- de ce et ceux qui vous entourent. Tout prêt. Là. À vue.

Et j'ai donc contacté les fondateurs de ‟ La Ruche qui Dit Oui ! ” pour ouvrir une ruche ici, à Savenay.

Parcours initiatique s'il en est. Trouver des producteurs locaux (viande, fromages, fruits et légumes, produits laitiers, miel, boissons, huile d'olive, foie gras, etc.).

Certes, vous me direz que l'huile d'olive en Bretagne, ça pousse pas dans nos champs. D'accord. Appelons ça l' ”Exception Marco Polo ”, comme le thé ou le café, le poivre et les épices, la vanille et le cacao. À condition évidemment de ne pas importer des fraises bio à Noël...

Puis trouver les abeilles (les futur(e)s membres et client(e)s de ma Ruche. Le bouche à oreille pour le moment. En parler à toute occasion. Et une fois les premières opérations de vente réalisées, le bouche à oreille fonctionnera encore mieux.

Et un petit article dans Ouest-France:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je suis allé en douce, coller des affichettes sur les conteneurs de tri sélectif. 3 semaines plus tard, elles y sont encore. Des gens s'inscrivent que je ne connais pas. Lentement et sûrement.

Alors, si comme moi ça vous tente, ça vous bouscule, particulier ou paysan, ouvrez une Ruche ou participez à une autre. Vous ferez partie des pionniers d'un mouvement qui fera date dans l'histoire du commerce de proximité, des circuits courts et des relations humaines.

C'est ici !

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